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Jean-Claude Brialy
Hommage à Jean-Claude Brialy
Le Festival de Cannes à peine terminé, cette triste nouvelle du départ pour un autre monde de ce grand acteur nous oblige à consacrer notre rubrique « Rue des Arts » une nouvelle fois au Cinéma.
Acteur de cinéma, certes, mais aussi comédien de théâtre, réalisateur, écrivain et conteur, Jean-Claude Brialy a fréquenté les Grands du cinéma. Il raconte dans son livre "le Ruisseau des Singes" sa vie passionnante de comédien. Préfacé par Jeanne Moreau, sa marraine, ce livre-souvenirs est une ode à l’amitié et à l’amour. Amour des gens, amour du métier qu’il a choisi et pour lequel il s’est battu. Son père, militaire de carrière, ne voit pas la passion de son fils pour le théâtre d’un très bon œil. Les études et le Service National sont les exigences paternelles avant de lui laisser prendre son envol. Accroché à ses rêves, Jean-Claude, durant son service militaire en Allemagne, réussit le concours pour entrer au service cinéma des armées. Il put ainsi fréquenter le théâtre allemand de Baden et rencontrer Edwige Feuillère et Jean Marais venus jouer devant l’Etat Major. De ce jour, le virus du Théâtre qui l’avait atteint, ne le quittera jamais. Sa carrière se passera également au cinéma. Il y a joué dans une centaine de films. C’est un homme sensible apprécié de tous qui vient de nous quitter. J’ai eu le privilège de le voir et de l’entendre raconter sa vie en août 2003 à Vallauris, en rendant un hommage à son ami Jean Marais. L’article relatant cette soirée exceptionnelle est sur le site d’ InterSeagull Son livre se termine par cette phrase de Guitry lorsqu’il demande à son père s’il pense quelquefois à la mort, dans la pièce "Mon père avait raison" : son père lui répond : "Oui, le matin, parce que le soir ce serait trop triste". <b>ici</b>
par Michel Émeriau
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par Alain Demaret
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